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Avec l’apparition de la pandémie début 2020 et le confinement en mars de la même année, le quotidien des Français a radicalement changé. En l’espace de quelques mois, le télétravail s’est rapidement installé… une joie pour certains, un enfer pour d’autres. Un an après, que pouvons-nous retenir de cette pratique ? Dirigeons-nous vers un mode de travail hybride ?

 

Un an de télétravail : le bilan


Selon l’INSEE, ils n’étaient que 22 % en France à avoir recours au télétravail en 2019. L’année suivante a accéléré cette pratique en étant imposée aux Français avec le confinement strict du mois de mars. Un an après, ce dernier semble être globalement apprécié, mais pas à temps plein.

Télétravail : une pratique globalement apprécié

Début mars, Odoxa a publié une étude sur la perception du télétravail auprès de 2 010 Français et montre que 80 % des sondés déclarent avoir une bonne image globale du télétravail [1]. Il faut dire que ce nouveau mode de travail a ses avantages : des heures plus flexibles, moins de transports ou encore plus de liberté. Cependant, cette même étude montre aussi qu’il existe quelques inconvénients, comme la charge de travail ou encore l’isolement des salariés, notamment chez les jeunes.

Un mode de travail problématique pour les jeunes

Comparé aux autres générations, 60 % des jeunes (18-24 ans) sondés jugent le télétravail moins efficace. La génération Z fait face à des difficultés quand il s’agit de travailler à la maison.

Lundi 22 mars, Microsoft a publié une étude et a trouvé que cette génération a du mal à trouver sa place, car ils ne se sentent pas intégrés à l’entreprise et ne bénéficient pas de formations en présentiel [2].

Ces recherches montrent qu’il est important aujourd’hui de trouver de nouvelles solutions pour mieux intégrer les jeunes ou les nouveaux arrivants en entreprise à distance et d’éviter un sentiment d’isolement.

 

Accompagner les salariés vers un mode de travail hybride


Améliorer les conditions en télétravail

Le télétravail est une nouvelle organisation du travail promise à perdurer. Malgré de nombreux avantages, il est important de souligner qu’il comporte aussi des risques, notamment sur la santé des salariés. Selon une nouvelle étude dévoilée par OpinionWay en mars, après un an de télétravail 45 % des salariés sont en état de détresse psychologique [3]. Pour cause, l’isolement, le manque de lien entre les équipes ou encore une augmentation importante de charge de travail. Cette étude montre que de vrais défis existent pour les entreprises, et met en exergue des actions à mettre en place :

  1. Augmenter les accompagnements personnalisés à chaque salarié
  2. Avoir des équipes à l’écoute
  3. Mettre en place des réunions informelles entre collègues pour maintenir le lien social
  4. Mettre à disposition tous les outils nécessaires pour le télétravail

Initier la transition vers le travail hybride en accompagnant le retour au bureau

Si la majorité des Français ont globalement apprécié le télétravail, l’étude Odoxa dévoile aussi qu’ils sont 74 % à vouloir retourner au bureau. Pour eux, la semaine idéale serait coupée en deux : moitié télétravail, moitié présentiel.

La flexibilité qu’apporte le télétravail a permis d’augmenter la productivité d’une grande partie des salariés, mais le présentiel est tout de même crucial afin de maintenir les liens sociaux et permettre aux équipes d’effectuer certaines tâches compliquées à réaliser à distance. Il est donc possible qu’à l’avenir les entreprises adoptent un mode de travail hybride, entre télétravail et bureau. Cependant, pour que cela marche il est impératif d’améliorer les conditions de télétravail et protéger la santé des salariés afin d’éviter les sensations d’isolement ou de détresse psychologique.

[1] Enquête réalisée en ligne du 3 au 11 février 2021 auprès de 2,010 personnes de 18 ans et plus parmi lesquelles 444 télétravailleurs et 811 proches de télétravailleurs. 
[2] Étude menée en ligne par un cabinet de recherche indépendant, auprès de 31,092 travailleurs à temps plein ou indépendants sur 31 marchés en janvier 2021.
[3] Étude réalisée avec OpinionWay du 1er au 10 mars 2021, auprès de 2,008 salariés français